25 août 2007

Génération internet 2.0

Employers Are Viewing Your Profile on Social Networking Sites

C'est un fait. Dans la communication, l'informatique, mais aussi le management, les petits jeunes qui chercheront du travail dans les 10 prochaines années auront déjà tenu un blog ainsi qu'un espace public Facebook / MySpace. Ils auront l'habitude d'utiliser Google et Wikipedia pour aller chercher des informations qui leur manquent, et d'utiliser la messagerie instantanée (IM ou IRC) et les discussions différées (blogs ou forums), bref, l'intelligence de groupe, pour s'aider à faire des choix et prendre des décisions. Ils auront peut-être même pris l'habitude de contribuer eux-mêmes à des silos de connaissances, sur divers sujets, avec des wikis par exemple.

Et leurs employeurs pressentis pourront eux aussi faire une recherche Google sur leur nom. Et ainsi apprendre éventuellement que tel candidat fumait tant de joints dix ans auparavant, écoutait telle musique (c'était à l'époque où le téléchargement était interdit, rappelez-vous : les années 2000), affirmait telles choses. D'ici-là il est possible que les étudiants aient appris, au fur et à mesure que s'approche le moment de chercher un emploi ou des clients, de ne plus laisser traîner sur internet n'importe quelle histoire sur leur compte, et que les seules données «confidentielles» qui aient fui soient déjà vieilles d'un ou deux ans.

Mais quel est le risque ? Est-ce que le patron risque de ne pas embaucher un étudiant à cause de ce qu'il aura découvert sur son profil Facebook ? C'est le sens de l'article que j'ai mis en lien plus haut. Dans ce cas... qui y perd réellement ? L'ex-étudiant, bien sûr, pour qui le chemin de l'embauche peut être plus difficile qu'avant. Mais on ne voit pas pourquoi il ne trouverait pas un travail au final, puisqu'ils seront majoritaires dans son secteur à avoir fait la même chose, à savoir laisser des traces de leur vie sur internet.

Non. À mon sens, celui qui y perd fondamentalement, c'est le patron, ou plutôt son entreprise. Parce que les temps changent. Et qu'un futur travailleur qui sait déjà communiquer de façon fluide avec son entourage notamment grâce aux outils à sa disposition, qui a déjà montré qu'il pouvait donner plus d'information qu'attendu (certes, il faudra peut-être recadrer. So, what?), représente une valeur interne pour l'entreprise.

Donc la question qu'on peut poser à l'étudiant blackboulé est celle-ci : souhaitez-vous vraiment travailler pour une entreprise qui de facto n'est pas adaptée aux méthodes classiques de communication ? (modernes en 2000, classiques en 2010. Selon les secteurs, of course)

De là à se retrouver en slip sur son profil Facebook, évidemment...

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Un avenir un peu comme ca :

http://www.dailymotion.com/video/x13471_la-fin-des-blogs

Anonyme a dit…

Repost cette fois avec un lien

La fin des blogs

David Andriana a dit…

J'aime bien celle-ci aussi : 10 ans de Google.

- Mon père j'ai péché
- le curé, faisant une recherche Google : Je sais !