17 février 2007

À quand l'hébergement par les internautes ?

Vu chez Transnets : «Web 3.0: une autre branche pour l’arbre des possibles»

Voici un extrait de l'idée :
Web 1.0: Les contenus sont produits et hébergés par des entreprises.

Web 2.0: Les contenus sont produits par les internautes et hébergés par des entreprises.

Web 3.0: Les contenus sont produits et hébergés par les internautes.
(Cela signifie ne plus héberger son mail sur Gmail, ses photos sur Flickr, etc… Les données sont reçues, stockées et accessibles sur une machine administrée par et physiquement chez l’interna
ute.)

Oooh, comme je suis d'accord :-) C'est ça, internet. La mise en réseau, à la fois des machines et des geeks (l'internet du début), des gens normaux (le web, puis le web 2.0), mais également des machines chez les gens (le peer-to-peer enfin valorisé par un côté réellement applicatif).


J'irai plus loin : Échangeons des données cryptées par P2P, et distribuons les traitements.

12 février 2007

Typographie française sur le web

En travaillant sur Unicode, je découvre la typographie sur le web.

Certes, je faisais jusqu’ici mon possible pour utiliser les guillemets chevrons [«…»] bien français au lieu des guillemets anglophones ["], j’usais de capitales accentuées, même dans le cas de majuscules (voir ici: Majuscule et capitale, minuscule et bas de casse), et je rajoutais au mieux de belles espaces insécables avant les signes de ponctuation double comme [:], [;], [?] et [!], mais… en restant dans le jeu de caractères ISO-8859-1 (ou « ISO-Latin-1 ») j’avais au final tout faux.

Les liens suivants m’ont ouvert les yeux :
Tout d’abord, les signes de ponctuation [;], [?] et [!] ne doivent pas être précédés d’une espace insécable, mais d’une… fine.

Ah.

Et comment fait-on une fine en HTML ? M’enfin, en changeant la taille de la police de l’espace insécable, c’est bien connu !
Tous à bord !
Doit s’écrire :
Tous à bord<span style="font-size: 30%;">&nbsp;</span>!
Autant dire que ça commence bien.

Ensuite, l’apostrophe. Moi qui croyais benoîtement que la courbure imposée lors de la frappe par Microsoft Word était de l’ordre du superflu, eh bien non, l’apostrophe française s’écrit bien [’] (Unicode &#8217;), et non ['] (ASCII &#39;).

Et le tiret cadratin, alors ? Oh, un simple &#8212; (—). Rappelons en effet que le &#151; du Windows CP-1252 n’est pas Unicode, et ne fonctionne comme l’indique sa table de codage, que sous Windows.

Le tiret demi-cadratin est lui donné par &#8211; (–).

Les points de suspension ? &#8230; (…).

Et heureusement que je suis sur Mac : tous ces caractères, en plus des majuscules accentuées, sont facilement accessibles au clavier. À part la fine insécable, bien sûr.

Me voilà donc à revoir toutes mes pages web francophones et à estimer le temps de recomposition de leurs textes.

Mais soudain j’échoue pour mon infortune sur une page de typographie, datée de 2004, qui s’intitule « Les ligatures ».

Page où l’on se remémore qu’on doit d’user du « œ » &#339; pour bien parler d’un œuf (Unicode) et non d’un oeuf (pour s’en tenir à ISO-8859-1) ; quant au «æ» de Lætitia, il se trouve, lui, dans ISO-8859-1.

Mais page, où l’on se fait également et aimablement rappeler, que « f i » doit être ligaturé. Ainsi que « f l ». « f f i ». « f f l ». Etc. !

« f f » : « ff », &#64256;
« f i » : « fi », &#64257;
« f l » : « fl », &#64258;
« f f i » : « ffi », &#64259;
« f f l » : « ffl », &#64260;
« c t » : « … », &#…; Introuvable ?
« s t » : « st », &#64262;

On parlera donc de « signification » et d’« efficacité », et non de "signification" ou d'"efficacité" (quelle horreur ! une apostrophe droite mariée avec d’angliches guillemets ; on ne sait plus qui est qui – sans parler de l’absence de ligature).

Comparez en sélectionnant des parties de mots : dans les premiers cas, les lettres ligaturées forment bien un unique caractère.

Et c’est là qu’on atteint la limite de l’exercice : ces mots aux lettres joliment ligaturées ne peuvent plus être trouvés dans la page par une bête recherche dans son navigateur ! On ne sait non plus ce qui advient de l’indexation du texte.

Faut-il patcher Firefox ? Google ? Aïe, aïe !

11 février 2007

Hellotipi : plateforme de sites familiaux

Le site Hellotipi : http://www.hellotipi.com/
Blog du créateur, mrBoo : http://www.mrboo.fr/

Hellotipi se présente comme une plateforme de création de sites de famille.
Chaque site de famille contient :
  • Un blog communautaire (chacun peut y donner des nouvelles et faire des commentaires)
  • Des albums de photos (stockage illimité)
  • Un arbre généalogique simplifié (à venir)
  • Un annuaire des membres de la famille
  • Un agenda partagé (pour planifier des événements familiaux)
Wikis, calendriers, plateforme mutualisée… On a tous les mêmes bonnes idées :-)
mrBoo parle même d'utiliser OpenID : « Votre identité numérique »

03 février 2007

Internationalisation de logiciel

Chez Finis Africae, un article sur la difficulté à utiliser les bons codes de langues (pour PalmOS, bon…) lorsqu'on veut internationaliser un logiciel : http://www.finis-africae.net/article.php?id=861

30 janvier 2007

Où en sont les Fûts ?

C'est l'hiver.

Standby sur les Fûts pour 3 mois.
Personnellement, je prends mes marques sur une nouvelle mission, qui me retrouve basé à Montauban.
Les autres sont un petit peu tous sous l'eau. Ils réagiront sur ce blog si ce n'est pas vrai :-)

Les projets de statuts sont d'après moi dans leur état définitif, mais… mais… mais qu'est-ce qui bloque, alors ?
Les fiches d'adhésion sont au même point.

Les développements de la plateforme PHP/Java sont interrompus jusqu'à fin mars.

Des prototypages et des essais de CMS et de wikis PHP pour les associations qu'on avait contactées en 2006 sont en cours. Si, si, c'est en cours. Je sais, ça ressemble à un gros serpent de mer, cette histoire. Même pas foutus d'installer Joomla! ou Drupal chez Free ! Il faut dire qu'avec ces solutions on est loin de la plateforme de services transverses, donc forcément, la motivation n'est pas la même... Mais ça avance. Les installations de produits en tests se succèdent sur la plateforme technique.

Les réunions mensuelles continuent, avec un staff qui se réduit finalement à 4 habitués : Benoît, Christophe, Pierre et moi. Les discussions, ainsi que sur la mailing-list, se concentrent actuellement sur des sujets techniques.

La dernière réunion a eu lieu jeudi dernier 18 janvier. Au programme, le « DVD du prestataire ». 2 Go de logiciels vaillamment récoltés par Benoît, gratuits et / ou open source, pour le métier de la partie « technique » de l'association. Ça sert aussi à ça, les Fûts :-)

C'est l'hiver, donc.

On est déjà fin janvier.

Ça ne nous empêche pas de vous souhaiter, et de nous souhaiter par la même occasion :-) que cette année soit la meilleure du monde :-)

01 décembre 2006

Lancement du groupe «Les Fûts - jobs »

« Les Fûts » est une association d'informaticiens bordelais visant à promouvoir les NTIC auprès des associations à but non lucratif.

« Les Fûts - Jobs » est un groupe Google qui découle de la deuxième activité de l'association : offrir un point de rencontre, d'échange et d'entraide pour les informaticiens bordelais.

Il ne s'agit pas de recopier les annonces du net (sauf si l'annonce en question est vraiment intéressante) mais de tisser un réseau d'informations.

Ce groupe s'adresse donc à ceux qui cherchent un (nouveau) job, et pour les indépendants, une mission, en faisant circuler leur CV auprès des membres et de faire fonctionner le «réseautage». Il s'adresse également à ceux qui offrent un job ou une mission.

Dans ce cadre, «Les Fûts - Jobs» permettra de passer les annonces découlant du recueil des besoins des associations membres.

Pour mémoire, rappelons l'existence du premier groupe Google de l'association «Les Fûts».

30 novembre 2006

Première rencontre avec l'association du CDD du pays des rives de Garonne

Première rencontre ce soir avec une nouvelle association pour cerner leurs besoins et voir comment l'assoce Les Fûts peut les aider.

Après un résumé de nos activités "un pour tous, tous pour un" (l'association Les Fûts au service de toutes les autres, un point de rencontre des architectes au sein de l'association Les Fûts), nous entrons dans le vif du sujet.

Le contexte : le conseil de développement
Les communes sont regroupées dans une communauté de communes, les CDC.
La CDC permet de regrouper des moyens partagés au service des communes.
Les CDC sont regroupées dans un pays (notion non administrative), rien à voir avec la France.
Le pays qui nous intéresse est celui des rives de Garonne.
Ce pays a un conseil syndical (CS) comprenant des élus pour 5 ans et un conseil de développement (CDD) comprenant des personnes de la société civile pour 10 ans.
Le CDD du pays des rives de Garonne regroupe une quarantaine de personnes (des personnes volontaires à candidature et portant des projets, souvent des présidents d'association).
Le CDD, d'après la loi Voynet, a pour objectif d'élaborer une charte pour les 10 années à venir.

Cette charte couvre plusieurs thèmes tels que :

  • développement économique,
  • loisirs,
  • aménagement et protection de l'environnement

Les besoins
Le besoin principal est la mise en oeuvre des moyens de travailler à l'élaboration de cette charte et de faire son suivi.
Cela passe par la mise à disposition d'informations à 3 niveaux :

  • au sein du Conseil De Développement en premier lieu,
  • au Conseil Syndical,
  • au public pour la charte

Les moyens attendus ont pour rôle de faciliter le travail collaboratif et la diffusion de l'information.

  • Niveau 1 : travail collaboratif des membres du CDD
    - Documents : création de documents, diffusion restreinte, corrections, validations.
    - Calendrier partagé : organisation des réunions deux fois par mois
    - Discussion et échange : blog et liste de diffusion pour les actualités du groupe, forum pour les sujets structurés (les thèmes de la charte)
  • Niveau 2 : communication vers le conseil syndical
    Mise à disposition des états d'avancement : diffusion restreinte aux membres du CS et du CDD en lecture uniquement.
    Retour possible du CS via une adresse mail.
  • Niveau 3 : communication vers la société civile
    Diffusion publique de la charte en lecture uniquement.
    L'idée est que les écrits restent alors que les membres du CDD et les élus sont présents pour une durée déterminée.

Conclusion
Les besoins exprimés sont homogènes avec ceux des autres associations : gestion documentaire, diffusion, travail collaboratif, site informatif.

Pour finir : le lien indispensable sur nos activités avec la plaquette des Fûts

29 novembre 2006

Deuxième soirée de présentation de l'association

Voilà, la deuxième soirée de présentation de l'association a bien eu lieu, malgré quelques désistements de dernière minute. Nous avons regretté particulièrement l'absence de notre président David, contraint par des obligations familiales peu réjouissantes, pour lequel nous avons eu une pensée.

Quoi qu'il en soit le grand événement de la soirée aura été l'adhésion à notre groupe de la première association. En effet j'ai eu le plaisir d'accueillir «PTG Bodyboard - Only Free Bodyboarding» (www.ptgbodyboard.com), toute jeune association représentée par JP, son frangin et Yann. Ces derniers ont manifesté un vif intérêt pour notre projet et sont prêts à servir de cobayes, de beta-testeurs (et non l'inverse ;-) ), prêts également à donner de leur personnes pour notre noble cause... Bon j'en fais peut-être un peu trop là, à froid, mais dans le contexte après un verre de Guiness, c'était quand même l'esprit... :-)

Les sujets abordés au cours de la soirée ont étés les suivants :
  • Présentation des membres fondateurs à savoir :
  • David Andrianavalontsalama : Président (non je n'ai pas ripé sur le clavier ;-) )
  • Christophe Brugne : Secrétaire adjoint
  • votre serviteur Pierre Kypréos : Secrétaire
  • Présentation de la domiciliation postale (ça je suis plus sûr de l'avoir évoqué hier, mais là voilà tout de même) :
    • Association Les Fûts
      1, avenue des Champs
      33600 Pessac
  • Appel à candidature pour un poste de trésorier. Celui-ci est resté vacant, même si il a abouti à raffiner le profil de la personne recherché : nous cherchons donc un comptable ou toute personne ayant un tant soit peut d'expérience en comptabilité et souhaitant s'investir dans l'association.
  • Discussion de la banque choisie :
    • CMSO (Crédit Mutuel Sud Ouest) de Pessac l'Alouette, que David a déjà contacté.
    • Le Crédit Agricole pour son site dédié aux associations
  • Annonce du très prochain dépôt des statuts à la préfecture, après intégration des remarques de Laurent Samuel, qui a eu la gentillesse de nous donner de son temps.
  • Présentation de la plaquette à destination des associations.
  • La réponse à la fameuse question «pourquoi Les Fûts» (il fallait être là ;-) )
  • Évocation des moyens de communication mis à disposition par «Les Fûts» :
  • Évocation de la toute prochaine fiche d'adhésion qui sera disponible en ligne sur le site. Avec, alors, la possibilité de recevoir des cotisations à l'ordre de «Association Les Fûts»
  • Présentation de la liste (non exhaustive) des avantages pour un informaticien à être membre :
  • la participation à des repas et des soirées
  • l'appartenance à un réseau d'échange, de veille
  • l'accès au forum privé fontguinews : super avantage ! non ? ;-)
  • l'accès à un carnet d'adresses de clients
  • la participation à des présentations techniques
  • l'accès aux ressources partagées par les membres : livres achetés, livres PDF achetés, versions d'évaluation de logiciels, sharewares achetés en nombre...
  • l'accès à la plateforme technique de tests
  • leur visibilité dans le blog et le site les Fûts (quand il sera créé...)
Note : les activités suivantes sont plus ou moins publiques :
  • l'accès aux réunions mensuelles
  • les bouffes à midi
  • l'accès en lecture/écriture à la mailing-list
  • l'accès en lecture au blog
  • l'accès en lecture au site web
  • Récapitulatif des cas concrets que nous avons a en liste d'attente :
    • Demande d'assistance pour des sites web :
- PTG Bodyboard (excellentissime association membre précédemment citée)
- Graine d'école (petite enfance)
- Le Jardin Sauvage (spectacles pour la petite enfance)
- AICPP33 (petite enfance)
- AIPAC (insertion chômeurs)
- Association de rugby de JBouroumeau
    • Demandes d'assistance à MOA
  • Annonce d'une présentation à plusieurs associations en janvier 2007. A noter que la proposition d'un samedi matin a été accueillie plutôt fraîchement par nos nouveau membres. A méditer...
  • Discussions plus techniques autour des CMS (Joomla!) et des Wiki en vue du soutien à PTG Bodyboard.

Voilà pour la présentation de l'association «Les Fûts».

A suivi un repas dans un restau japonais, le Yamato pour ne pas le citer, au cours duquel ont été abordés les sujets suivant :
  • Les restaurants japonais avec JP qui nous conseille le Moshi Moshi à Bordeaux (8 place Fernand Lafargue)
  • Les restaurant traditionnels :
    • La Cape à Cenon (1 étoile)
    • Un restaurant de fruits de mer sur le port d'Andernos mais dont j'ai oublié le nom (HELP JP!!!)
    • La Forge à Léognant qu'un autre Jean-Phillippe m'avait fait connaître il y a quelques temps et qui est toujours d'un excellent rapport qualité/prix.
    • et d'autres dont, j'espère, nous retrouverons bientôt les adresses sur ce forum.
  • L'accord mets/plat avec un grave somme toute honnête. Le Grave rouge a en effet la particularité de s'accorder aussi bien sur une viande que sur un poisson.
  • Les premières expériences des nos convives concernant... les sushi, sashimi et autre maki.
  • Divers ragots en tout genre sur lesquels je resterai discret ;-)
  • Le tout pour finir sur un vrai saké servi chaud (à l'étonnement de Christophe).
En un mot, ce «Fûts» une excellente soirée.

Je tiens à remercier ceux qui sont venus et à dire «à la prochaine» à ceux qui n'ont pu venir.

17 novembre 2006

If You Can't Test It…

On connaissait « If You Can’t Test It, Don’t Code It », qui enlève du boulot à tous ceux qui ne sauraient pas ou n'auraient pas les moyens de:
  • trouver l'environnement de tests pertinent (ça peut être un problème de budget, de hardware, d'impossibilité d'atteindre une charge demandée…),
  • écrire le test – automatisable – du bout de code qu'il sont censés développer (eh ben non, ce n'est pas toujours aussi évident qu'on le dit, figurez-vous),
  • trouver le temps de lancer le test (mouarf).
Maintenant, inaugurons « If You Can’t Test It, Don’t Specify It », qui va enlever du boulot parmi les MOAs à celles qui n'ont pas envie de s'enfoncer dans des spécifications contradictoires ou lacunaires, spécifications qui ne seront de toute façon jamais testées en conformité : elles sont du genre à changer un peu avant que la recette ne commence.

Cette maxime « If You Can't… Just Don't » est bêtement une conséquence de la méthode Test-Driven pour les spécifications, et ma foi c'est une très bonne conséquence.

D'ailleurs ça donne une idée par contraposition : et si la MOE décidait de refuser un cahier des charges qui ne contient pas à la base une batterie automatisée de tests de haut niveau ? Je ne dis pas que la MOA devrait spécifier ces tests, hein, je dis qu'elle devrait les écrire.
C'est un gage de succès pour la réussite de l'action de la MOA, alors pourquoi ne serait-ce pas un élément contractuel pour la MOE ? Après tout, tout le monde souhaite que le projet aboutisse, non ?

15 novembre 2006

Vox : pourquoi une nouvelle plateforme ?

Vox.com, un nouveau service de SixApart (Typepad, MovableType, LiveJournal…) a été lancé. Et on grassèye en félicitations.

C'est merveilleux, tout ce beau monde échange ses articles grâce aux flux RSS. On parle tous dans tous les sens dans la grande salle des pas perdus qu'est le web, mais la magie des cornets acoustiques directionnels que sont les abonnements RSS vous donnent assurance et confiance dans votre façon d'agréger l'information. Techniquement, c'est le tiers monde, mais du moment que vous avez l'impression d'être au centre, on continue comme ça.

Or la nouveauté de Vox, c'est simplement d'être une interface simplifiée.

L'architecture reste désespérement centralisée (centralisée certes par SixApart, mais centralisée).

Un seul cas d'utilisation parmi ceux qui de ce que j'ai vu manquent : si j'ai déjà un blog chez Typepad, pourquoi d'un seul clic ne puis-je créer un compte correspondant chez Vox ? Je ne parle pas d'importer mes articles depuis Typepad, je parle de brancher l'interface Vox directement sur mes données Typepad. Vox ne devrait être qu'une interface, pas une plateforme complète. Je devrais pouvoir utiliser indifféremment Vox ou Typepad selon mes humeurs et mes préférences. J'aurais plus ou moins de fonctionnalités selon le système, mais mes articles devraient pouvoir être communs. De toute façon mes lecteurs me lisent à travers RSS, n'est-ce-pas…

« Aaah oui, vois-tu ce qui compte ce n'est pas que tes articles soient en réalité tous au même endroit ou que tu puisses avoir une unité de rédaction. Ce qui compte c'est que le lecteur puisse les agréger au même endroit. » Voilà le tiers monde.
Et il existe même des applications qui me permettent d'envoyer des articles de façon unifiée sur différents blogs. À chaque fois la solution est applicative. Les protocoles et formats d'échanges sont HTTP et RSS, point. Ou, devrais-je dire, point-à-point.

Je ne comprends pas que les applicatifs du web aient pu prendre à ce point le pas sur les architectes de l'internet. C'était vraiment si compliqué de faire évoluer NNTP et de l'adapter aux blogs ?

14 novembre 2006

Inversion de Contrôle

J'ai été l'objet d'un sondage par téléphone : le gars appelait d'un pays de l'Union Européenne, et posait des questions sur ma perception de certaines marques chaussures de sport. C'est déjà suffisant comme argument de saynète surréaliste. Des chaussures de sport à moi, non mais franchement où va-t-on…

Là où c'était vraiment drôle c'est que je me voyais demander si je trouvais que [telle marque] était très, pas du tout, voire plus ou moins présente dans les spots de pub.
Moi : « — Vous savez, je regarde surtout les avis sur internet, par conséquent je ne sais pas si je suis bien dans votre cible…
Eul' gars : — En fait notre questionnaire porte sur la publicité en général, qu'elle passe à la télé, à la radio, ou sur internet. Pour nous c'est pareil.
Moi : — Euh… Écoutez, je suis désolé mais je n'ai pas la télévision, et je ne connais pas les publicités dont vous me parlez. Ce que je sais d'après internet des marques que vous citez, ce sont des avis de blogueurs, pas des arguments de départements marketing.
Eul' gars : — Vous nous conseillez de faire plutôt de la publicité sur internet, c'est ça ?
Moi : — C'est-à-dire que… je vous dis juste que ce n'est pas la publicité que vous essayez de faire sur vos propres produits que je vais chercher… Je préfère lire des avis d'utilisateurs. »
Ne m'envoyez pas de pub, c'est moi qui viendrai la chercher.

Le Design Pattern IoC dans toute sa splendeur.

13 novembre 2006

Projet de statuts

Après moultes consultations, voici le projet de statuts final de l'association Les Fûts: Statuts PDF. Il devrait être déposé cette semaine, donc si parmi la rare mais exigeante audience de ce blog il se trouve quelqu'un qui aurait un avis très critique sur un point qu'on n'aurait pas vu, vite ! un commentaire.

Merci.

Soirée du 19/10

Sur les blogs, soit tu es réactif dans les 24 heures, soit tu es out.

Voici donc le compte-rendu out de la soirée d'architectes Les Fûts d'il y a 4 semaines au Yorkshireman — c'était le jeudi 19 octobre.

Nous étions là, nous avons discuté, nous avons bu, puis nous avons dit que l'association était une bonne idée. Toujours cette fameuse polysémie de «Fût», terme à la fois d'architecture — la partie de la colonne qui repose sur la base et qui soutient le chapiteau puis l'édifice —, d'agriculture — la partie du tronc de l'arbre avant les frondaisons —, et d'invitation à la beuverie qui, souvent, seule aide à accoucher de difficiles consensus.

De gauche à droite : Geoffroy Alazard, Benoît Laffitte, Pierre Kypréos, Christophe Brugne, Thierry Mazzotti.

La plaquette qu'on voit à côté des bières sur les tables est celle-ci après mise à jour: Plaquette PDF.

Après cette réunion, le Google Group public Association Les Fûts a été créé, pour échanger en toute ouverture sur les besoins des associations.

Nous avons également un forum privé, pour les échanges sur la partie administrative, les sponsors (… un jour viendra) et les engueulades (… un jour viendra aussi).

À titre personnel et technique, sur la deuxième partie de soirée Benoît m'a convaincu de me mettre à Ruby on Rails, ce que j'ai fait et qui a été très porteur, merci bien.

Java est open-source

Voir l'article de Tim Bray et ses commentaires sur le passage de Java en open-source. Le lien vers l'article correspondant chez Sun (sun.com/opensource/java) ne semble pas encore fonctionner.
Ça fait au moins 2 ans qu'on attend ça. C'est le dénouement de 2 saisons de feuilleton politico-technique.

Le choix de la license ? Bah, GPL2, pourquoi ? La même que Torvalds a choisie pour Linux (par opposition notable avec la GPL3).

06 novembre 2006

Google Apps

Lu sur 01net :
Déjà disponible outre-Altantique, Google Apps cible les PME et les universités. Il possède les inconvénients des services en mode ASP (Application Service Provider). Il suffit que la connexion de votre société soit hors service pour que vous n'ayez plus accès aux e-mails stockés dans votre compte de messagerie, conservés sur les serveurs de Google, et non pas sur votre ordinateur.
Aaah, Google...
Le charme désuet de la couche applicative sans réplication...

31 octobre 2006

Wikis : Socialtext & SharePoint => SocialPoint

Vu sur le blog de Ross Mayfield : SocialPoint: Best-of-Breed Wiki on Sharepoint.

J'avais assisté à une présentation de Microsoft SharePoint Portal Server à la CCI de Bordeaux. Tout n'était pas noir, mais Microsoft continuait de présenter sa solution intégrée comme étant le Graal indépassable, cette fois-ci dans le domaine du travail collaboratif. C'était d'autant plus agaçant que leur approche était clairement «orientée outil», et non pas «orientée méthode» [de travail].

La collaboration avec SharePoint de plateformes comme Socialtext, bien qu'il s'agisse certainement d'intégrations avant tout techniques, pourrait amener des utilisateurs de Socialtext à faire profiter de leurs pratiques, par porosité, certains groupes d'utilisateurs de SharePoint.

27 octobre 2006

Je ne comprends pas Netvibes

Je suis en train de visionner le screencast de MacosX86 sur Netvibes (30'00", 68 Mo, format QuickTime, trouvé via Alternatives numériques, par ici).

C'est une vidéo qui présente Netvibes aux débutants, mais elle va jusqu'à parler du Netvibes Ecosystem.

Ce qui frappe chez Netvibes, c'est l'abondance de drag&drop, et la volonté d'intégrer tous les services possibles du web 2.0 : reader RSS, signets, calendriers, mais aussi vidéos et autres. Et là j'avoue que je ne pige pas.
Pourquoi tout redévelopper en Ajax, alors que l'OS de l'utilisateur sait déjà, ou devrait déjà savoir, faire interopérer tous ces petits bouts d'applications ? Pourquoi utiliser un lecteur dans un plugin, encapsulé dans du scripting, encapsulé dans un navigateur, encapsulé dans l'OS ? En l'occurrence, de la vidéo dans Flash dans Ajax dans Firefox dans MacOS X. Il y a un concept qui m'échappe certainement.

Pourquoi ne pas directement proposer par exemple une application XUL qui s'exécute dans Firefox ?
On n'aurait peut-être pas le même niveau d'APIs, je ne sais pas – je ne connais pas XUL.
Mais il me semble qu'à l'ère de l'Injection de Dépendances et autres Inversions de Contrôle, on ne devrait plus réaliser de telles pièces montées qui empilent autant de technos les unes au-dessus des autres.
On devrait pouvoir s'en sortir par des callbacks sur l'OS ou a minima sur le navigateur.
Ça me semblerait logique, disons.

Je sais bien que les ActiveX de Microsoft ou les applets de Sun ne valent pas mieux que le bon vieil Ajax mis au goût du jour par Google, notamment au niveau performances – pour des choses simples –, et surtout base installée.
Mais au lieu de penser HTML + Javascript + machine puissante, ne pourrait-on pas penser Firefox ?

Netvibes me fait l'effet d'une bête maquette de ce que devrait raisonnablement être l'Internet grand public.

23 octobre 2006

Travailler sans les transactions

Le modèle technique fait qu'il n'y a pas de transactions...

C'est facile à gérer dans le cas des mises à jour, puisqu'il s'agit simplement de poser des verrous applicatifs ou des verrous métier. Rappelons à cette occasion qu'un verrou applicatif ou métier bien posé est une garantie de la cohérence des données, tandis que tous les verrous techniques du monde auront toujours a un moment donné un ou plusieurs angles morts, et là, bien malin qui saura dépatouiller le MPD de la mort, en répondant à la fois aux exigences des fonctionnels qui veulent pouvoir modifier la base de prod' en cas de pépin (si, si) et aux nouvelles contraintes techniques des architectes (si, si).
Par ailleurs dans le modèle la cohérence des données est également assurée par leur versioning : deux parachutes valent mieux qu'un.

Pour les mises à jour des données métier, donc, pas de problème. Pour certaines modifications des données techniques non versionnées (incrémenter une date de mise à jour...), ça passe aussi. Mais que se passe-t-il en cas de destruction des données techniques ? Je ne sais pas, moi, la destruction de la session applicative, par exemple.
Si une session est en train d'être détruite, il faut interdire toute lecture et toute modification sur les objets en base attachés à cette session. Ah, zut, on n'a pas les transactions. Et à ce niveau on n'est plus versionnés...
Bon, dans ce cas particulier, la solution est simple : on s'en sort en préparant un champ de date de dernier accès à la session et en posant un verrou par une requête classique UPDATE WHERE, comme dans le cas applicatif.

Mais voici la conclusion : travailler sans les transactions impose dans certains cas de raffiner son modèle de données (ici en rajoutant un champ, s'il n'était pas prévu au départ), afin de pouvoir poser des verrous par des requêtes simples, seules garanties d'ACIDité.

Une contrainte qui offre en contrepartie à la fois une garantie absolue [ici, la cohérence des données] et une plus grande solidité du modèle, ça ne vous rappelle rien ? Eh oui, les tests.
Pour pouvoir simplement écrire certains tests, il faut parfois revoir, à l'avantage, le modèle.

Dépassons les choses simples

Un article de Jakob Nielsen sur la productivité accrue ou amoindrie par un intranet : Productivity and Screen Size.

Deux citations choisies :
With more choices, it takes more time to make a decision.
Et :
Skilled performance almost never happens on the Web, because users constantly encounter new pages; that is, they spend most of their time pondering options and trying to understand the content that's being presented. This is why most websites should lay off the fancy drag-and-drop features and focus on the simplest possible interaction techniques that are common to all sites.
C'est le débat entre MacOS (le vrai MacOS des débuts, hein, pas son petit frère surdoué hyperactif et insupportable qu'est MacOS X) et, hrem... Windows. Entre les interfaces de Blogger (Google) et Vox (SixApart). Entre NetVibes et le reste du monde. Mais aussi entre la ligne de commande et le clickodrome. Certaines lignes de commandes sont mieux pensées que certains intranets, eh oui.

Je verrais un autre argument : dans la bureautique traditionnelle, les fichiers sont stockés sur le disque dur. Ce n'est pas le plus conceptuellement satisfaisant, mais la délimitation est claire. Si tant est que j'aie confiance dans mon système d'exploitation (et si non, "get a Macintosh"), tous mes fichiers sont à un endroit déterminé, je peux les retrouver en explorant le système. «Faire un backup» veut encore dire quelque chose ; ça s'adresse aux couches basses, pas à l'applicatif.

Avec le web 2.0 (Google, les blogs, les applications hébergées...) j'ai des documents un peu partout. Oh, d'accord, je parle de « documents », d'« information», et non plus de bêtes «fichiers». N'empêche que j'en ai partout, et que ce qui me sauve, ce n'est pas ma capacité à explorer, c'est ma capacité à faire des copies dans tous les coins. Ma capacité à rajouter de la «sémantique». Sauf que cette sémantique est rien moins que primaire. Et s'applique à des objets fort répandus, donc fort simples.

On passe le temps à trouver de nouvelles façons de faire des choses élémentaires, et à s'approprier des systèmes incomplets.

Moi ça me fait penser dans les années 90 aux copains qui étaient heureux sur PC de découvrir le milliard d'applications disponibles, pourtant le plus souvent nazes et incompatibles entre elles.
Pendant ce temps nous on était sur Mac, avec peu d'applications, mais des bonnes. Des applications interopérables, drag&droppables, avec des guidelines homogènes, et même quelques AppleEvents. J'ai bien dit : quelques.

Eh bien il semblerait que le Web 2.0 tienne du modèle PC. Un bordel couvré avec de bons détails et une bonne dose de tape-à-l'œil mais qui présente un ensemble au final peu fonctionnel et surtout non homogène.
Oh, pardon, il y a les... flux RSS. Dommage qu'il n'y ait aucune sémantique valable dans ces flux, hein ?

19 octobre 2006

L'identité numérique

Chez Tendances.IT : Qu'est-ce que l'identité numérique ? Il cite évidemment Verisign, Microsoft, Google (Google Account)...
« Les outils de gestion de l'identité numérique sont en pleine maturation, et ce domaine est jugé comme stratégique par les grands éditeurs. »
Chez Bertrand Duperrin : Des outils pour gérer votre e-dentité, et Les réseaux sociaux dans l'Internet 2.

Chez Les Fûts : ... et si l'identité n'était pas une donnée, mais un flux ?